Ce que c'est

duckspeak.news lit les médias grand public du Royaume-Uni, des États-Unis et de France, et décortique le cadrage, l'euphémisme et la répétition non attribuée dans la façon dont ils couvrent les mêmes histoires. Pas si une information est vraie, mais comment elle est racontée : quel mot a été choisi plutôt qu'un autre, quelle affirmation a été répétée par quatre médias sans que personne ne vérifie sa source, quelle institution censée déjà connaître la réponse a été citée comme « surprise » par elle.

Les deux grilles de lecture

Deux grilles de lecture, toutes deux issues de la fiction dystopique, parce que les deux se révèlent utiles : 1984 de George Orwell pour la novlangue (un vocabulaire construit pour restreindre ce qui est pensable), la double pensée, et l'euphémisme qui inverse le sens ; Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley pour la distraction plutôt que la répression, un cadrage qui produit l'acceptation passive ou une urgence fabriquée plutôt que des mensonges purs et simples.

Duckspeak

Le nom vient du terme d'Orwell lui-même dans 1984 : une parole produite par réflexe, dans un cadrage quasi identique, sans que le locuteur engage son propre jugement. Appliqué à l'actualité, ce sont plusieurs médias qui relaient la même affirmation dans un langage quasi identique parce qu'ils reprennent tous un même communiqué ou une même dépêche, sans la vérifier indépendamment, tout en omettant souvent qu'une institution censée déjà connaître la réponse est citée comme prise au dépourvu par elle.

Comment une critique est produite

Chaque critique part d'articles de presse réels et actuels, est analysée pour ces mécanismes de cadrage, puis rédigée avec un modèle de langage. Chaque citation ou affirmation dans un article publié porte un numéro entre crochets, comme [1], qui renvoie à une liste de sources numérotée construite directement à partir des données de l'article d'origine, non générée par le modèle, afin qu'elle pointe toujours vers un média et un lien réels et vérifiables, jamais inventés. Aucune critique n'est publiée sans relecture humaine.

Ce que ce n'est pas

Ni une accusation de mensonge envers un média, ni un projet partisan : les médias de tout bord, dans trois pays, reçoivent le même traitement. Quand les preuves d'une critique sont minces, l'article le dit plutôt que de forcer le trait. L'enjeu est le mécanisme, pas la politique d'une histoire en particulier.

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